La Bible est-elle encore à l’arrière-plan de notre littérature ? Grande dispensatrice de sens, parapet de papier dressé entre nous et les précipices de l’absurde, la Bible demeure l’insurpassable roman des origines avec ses myriades de personnages, figures, événements et symboles. Mais toute cette mythologie sacrée participe-t-elle encore de ce qui peut venir enrichir, aujourd’hui, le trésor de la tribu ?
Chantal Labre est professeur de français et latin en classes préparatoires aux grandes écoles, à Paris (lycée Fénelon). Jean-Claude Eslin, philosophe et écrivain, est professeur de sciences humaines à l’ESCP-EAP et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
Ouverture Ce qui s’est joué entre la littérature et la Bible, ce qui se joue Particularité du langage biblique : le primat de la relation L’empreinte du catholicisme Un parcours européen des rapports entre Bible et littérature La double filiation La Bible et l’Antiquité païenne
Première Partie : Les époques heureuses (XVIe et XVIIe siècles) 1. Joie et humour bibliques 2. Le tragique chrétien 3. Les conciliations heureuses 4. Autonomie de la littérature ?
Deuxième partie : Les époques troublées (XVIIe, XIXe, XXe siècles) 1. Le XVIIIe siècle 2. Préromantisme et romantisme 3. La Bible persistante, malmenée, troublée (de 1880 à 1980)
Troisième Partie : Des années 80 à 2010. Effacement ou persistance ? 1. La nouvelle civilisation 2. Un nouvel usage littéraire : le pêcheur de perles 3. Interrogation de quelques œuvres