Depuis l’entrée dans la modernité à la fin du XIXe siècle, et surtout depuis les années 1960, les individus doivent s’émanciper des liens hérités et faire la preuve de leurs qualités personnelles. La force de ce processus d’individualisation questionne bien des manières habituelles de penser la société. Si cette problématique est centrale dans les traditions sociologiques allemande et anglosaxonnes, c’est en France que s’est constituée depuis une vingtaine d’années une famille large et plurielle de démarches ayant fait de l’individu le cœur du renouveau théorique des sciences sociales. Sans éclectisme ni sectarisme, cet ouvrage présente pour la première fois l’espace des débats de ce qui constitue désormais le champ de la sociologie de l’individu. Il démontre l’intérêt d’une des voies les plus prometteuses, et sans doute la plus originale, de la sociologie française contemporaine.
Danilo Martuccelli est professeur de sociologie à l’Université de Lille-3, et directeur du GRACC-CeRIES. François de Singly est professeur de sociologie à l’Université de Paris-Descartes, et directeur du CERLIS.
Vers une sociologie de l’individu La modernité et l’individu L'individu encadré Un faux départ L’individualisme institutionnalisé
Les traditions nationales de l'individualisme Les États-Unis : institutions et community L'Allemagne : la tradition de l'aliénation La Grande-Bretagne : des libertés et des protections La France : l'ethnographie et l'universel
Quelles théories pour une sociologie de l’individu ? Le soi, adossé aux habitudes et dispositions Le soi, gouverné par les hommes Le soi, soutenu par autrui Le soi, construit par les épreuves
Quelles méthodes pour une sociologie de l’individu ? La sociologie de l'individu ne confond pas avec l'individualisme méthodologique La sociologie de l'individu n'exclu pas l'usage des méthodes quantitatives La sociologie de l'individu privilégie l'entretien La sociologie de l'individu tire le portrait