En ce début de XXIe siècle, des héritages historiques importants permettent à la France de conserver un poids politique au sein du système international. Mais la nouvelle compétition internationale, avec son agenda et ses acteurs, lui impose de réinventer son rôle dans l’Europe et dans le monde. Deuxième réseau diplomatique de la planète, puissance économique, militaire et culturelle de premier plan, elle ne peut plus compter sur une seule politique de présence pour garantir son influence. Loin des thèses déclinistes ou nostalgiques, cet essai offre un regard lucide sur l’action extérieure de la France. Il pose – enfin – la question des adaptations à opérer, depuis la réforme des outils diplomatiques jusqu’au développement d’une nouvelle capacité d’interprétation et d’initiative. Si la France veut continuer d’exister comme puissance structurante du monde à venir, elle doit intégrer dans son action les nouvelles pratiques politiques internationales. Plutôt que de s’abriter derrière sa grandeur passée, elle doit penser son utilité présente et future.
Frédéric Charillon est professeur des Universités en science politique à l’Université d’Auvergne, et directeur de l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM).
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Introduction Quelques partis pris La France et l’Europe, indissociables dans l’action extérieure Diplomatie à triple niveau
Les Constats La fin d’un monde Les débats : faux problèmes et vraies questions Les cadres : quelle posture pour affronter le nouveau monde ?
Les défis Articuler une politique étrangère nationale avec la politique étrangère européenne Clarifier le rapport au monde Donner un sens à la présence
Les priorités S’adapter aux nouveaux circuits de l’action internationale Prendre acte du nouvel agenda international
En guise de conclusion : L’impératif de comparaison Des raisons d’être optimiste ? « Does France still count » ?