À la fin du XVIIIe siècle, les Américains rejetaient le pouvoir tutélaire du monarque britannique : l’idée même d’un « empereur » à la tête de l’exécutif était impensable. Et pourtant, l’accusation faite par Arthur Schlesinger en 1973 contre la « présidence impériale » est plus que jamais d’actualité. Les attentats du 11 septembre 2001 ont fourni à la présidence de G. W. Bush une occasion inespérée pour bousculer l’ordre institutionnel et renforcer l’exécutif. Cet ouvrage va au-delà des questions d’actualité et analyse la présidence dans son contexte historique et politique. Le développement de la présidence américaine depuis 1787 est largement paradoxal : considérée avec méfiance à la fin du XVIIIe siècle, l’institution présidentielle s’est lentement autonomisée jusqu’à devenir le centre du système politique des États-Unis.
François VERGNIOLLE DE CHANTAL est maître de conférences en civilisation américaine à l’université de Bourgogne. Il a publié récemment Le fédéralisme américain en question, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, 2006. Ses recherches portent actuellement sur le Congrès des États-Unis.
Le développement historique de la présidence américaine (1787-1932). La fondation de 1787 et la mise en œuvre des institutions nationales (1789-1824). Une présidence modeste ? La présidence impériale : de Franklin Roosevelt à George W. Bush (1932-2006). La présidence progressiste (1932-1968). The Republican Lock on the Presidency (1968-2006). The contemporary presidency. Election, powers and practice. The Current Electoral Process. The Institutional Presidency.