En raison de sa position particulière dans l’espace scolaire et de sa dépendance aux influences sociales, politiques, culturelles, le champ de l’EPS traduit depuis 1945 et avec une sorte d’effet de loupe les tensions et les débats relatifs qui ont soutenu l’exigence générale de démocratisation. D’où l’importance particulière que revêt, pour la discipline mais aussi au-delà, le présent travail d’historiens, en passe de devenir un « classique ». À travers une triple analyse, institutionnelle, politique et culturelle, les auteurs du présent ouvrage précisent les facteurs qualitatifs et quantitatifs de cette démocratisation. Ils apportent une attention soutenue aux grandes problématiques : apprentissage de la citoyenneté, socialisation, égalité des chances, diffusion des savoirs. Le livre a été soigneusement mis à jour pour cette seconde édition et complété notamment par l’introduction d’une comparaison des pratiques européennes.
Michaël ATTALI est maître de conférences, SENS, Université Grenoble 1. Jean SAINT-MARTIN est maître de conférences HDR à l’Université Lyon 1 (UFRSTAPS).
1945-1958 : Une démocratisation de l'EPS : entre ardeur et réalités L'utilité scolaire de l'EPS. La laborieuse renaissance des pratiques corporelles. Les vertus de l'EPS.
1959-1967 : Ordres et désordres en EPS Les nouveaux défis de la Ve République. Le sport et le mythe du progrès. Les enseignants des « folles années ».
1967-1981 : Crises et identités des éducations physiques L'unité de l'EPS : réalité ou utopie ? Les murs ont la parole. L'EPS dans le jeu scolaire.
1981 à nos jours : Les enjeux identitaires d'un homomorphisme institutionnel Le temps des espoirs. Défis sociaux et enseignement de l'EPS. La redéfinition disciplinaire.