En 1929, à la veille de la crise des années 1930, l’économie française restait largement marquée par l’héritage des siècles passés avec la prédominance du monde rural et un quasi-équilibre dans la répartition sectorielle de la population active. Le protectionnisme accompagnait les relations privilégiées avec l’empire colonial tandis que l’État restait fidèle au libéralisme traditionnel. En 1999, au moment du remplacement du franc par l’euro, le contexte est bien différent : tertiairisation, désindustrialisation, importance du capitalisme de groupe, insertion dans les rouages de l’économie européenne, rôle décisif des pouvoirs publics dans les grandes orientations. Pourquoi un tel contraste ? Comment se sont recomposés les acteurs et les institutions qui encadrent l’économie ? Quelle a été l’évolution des secteurs et des régions ? L’ouvrage prend en compte le renouvellement de l’historiographie et les débats qui ont opposé les historiens à son sujet comme les « Trente Glorieuses » ou « la crise postérieure aux chocs pétroliers ». Au seuil d’une nouvelle période de difficultés, il vise à amener à une meilleure compréhension des enjeux que recèlent pour l’économie française les débuts du XXIe siècle.
Jean-François ECK, professeur d’histoire économique contemporaine à l’Université Charles de Gaulle-Lille III, membre de l’IRHiS, s’est spécialisé dans l’étude des rapports économiques franco-allemands au XXe siècle et dans celle de l’évolution économique régionale en Europe du Nord-Ouest.
Les étapes de l'évolution Le temps des épreuves (1929-1949) Le temps du redressement (1949-1969) Le temps des incertitudes (1969-1999)
Acteurs et institutions de l'économie Les entreprises Pouvoirs et contre-pouvoirs L'extérieur, un nouvel acteur de l'économie
Transformations sectorielles et dynamiques spatiales L'adaptation des infrastructures La mutation des secteurs productifs : le cas de l'agriculture La recomposition des espaces