L’économie de la Grèce ancienne est un champ traditionnel de controverses. Volontiers jugée emblématique de celle de toutes les sociétés antérieures au capitalisme contemporain, elle n’aurait pas eu de logique propre : seule une analyse sociologique et culturelle pourrait rendre compte des faits de production, de consommation et d’échange.
En prenant pour base les théories néo-institutionnalistes, Alain Bresson fait le pari inverse. En en réévaluant les paramètres, il montre que l’économie de la Grèce ancienne possédait une logique cohérente.
Ce travail exceptionnel, résolument novateur, fera date ; il devrait renouveler notre regard sur ce « cas d’école » que constitue la Grèce ancienne pour les historiens comme pour les économistes.
L’ouvrage se divise en deux volumes, consacrés l’un aux structures et à la production, l’autre à la logique de l’échange.
Ce premier tome définit les règles de la méthode. Une attention particulière est accordée aux institutions civiques, qui jouaient le rôle de structures de marché et furent à la base du développement économique de la Grèce des cités. Ainsi, on comprend comment le monde grec a su tirer le meilleur parti de son cadre écologique et de la dynamique de sa population. L’auteur analyse ensuite la production agricole et artisanale en posant la question des modalités de la croissance. Enfin, il propose une réponse à la question toujours lancinante du supposé « échec du passage au capitalisme » de l’économie antique.
Alain BRESSON, professeur à l’Université de Bordeaux et membre de l’Institute for Advanced Study à Princeton en 2001, a été aussi professeur invité à Hambourg et à Chicago. Spécialiste de l’économie de la Grèce ancienne, il est, entre autres, l’auteur de La cité marchande (Bordeaux, 2000).
L'économie de la Grèce des cités : un horizon théorique. Les hommes dans leur milieu. Énergie, économie et coûts de transport. La cité et l'économie. La production agricole. L'économie du monde agricole. Production, capital et innovation. La logique de la production.